Itinéraire d'une jeune auteure auto-éditée


La tête des mauvais jours de la jeune auteure auto-éditée ! lol

Si vous vous êtes un peu promené sur ce blog et plus particulièrement dans l'onglet "La plume", vous avez dû lire que je me proclame auteure auto-éditée. Pour celles qui ne connaitraient pas encore ce "phénomène" qui a tendance à se répandre en France, un auteur auto-édité (ou autre terme auto-publié) est un auteur qui s'occupe de son livre à tous les stades de sa vie (du livre) : de sa conception jusqu'à sa vente. Il (l'auteur) cumule plusieurs casquettes, à savoir graphiste, auteur et éditeur. Il écrit (c'est la moindre des choses ! lol), se relit comme un grand, s'occupe de la mise en page du texte, en fabrique la couverture, se promeut pour le vendre avec les moyens mis à sa disposition (blog, forum, fb, twitter, salon...).

Là où les maisons d'éditions traditionnelles disposent de personnels qualifiés (notamment des correcteurs et relecteurs professionnels) et se chargent de faire la publicité du livre, l'auto-édité se débrouille tout seul dans cette aventure. Évidemment il peut solliciter son entourage (amis et familles) ou se payer les services d'un correcteur professionnel (bonjour les frais !) pour traquer les fautes ou juger de la pertinence de son livre mais au final c'est lui qui décide de ce qu'il publiera. Il est son propre capitaine. 

Et c'est là que le bât blesse ! En général, l'auto-édité n'a pas bonne réputation auprès du public. D'une part, on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Autrement dit, soit on fait correctement une seule chose (écrire) soit on bâcle forcément plusieurs tâches. D'autre part, on l'accuse très souvent de bifurquer vers cette voie par dépit, parce qu'il aura été refusé par les vraies maisons d'éditions (ce qui n'est pas faux non plus). Les principales critiques formulées à son encontre, quand il "fabrique" son livre dans son coin, sont des textes truffés de fautes d'orthographe, de grammaire, une syntaxe défaillante. Normal, puisque n'importe qui peut publier n'importe quoi (n'en suis-je pas moi-même la preuve vivante ? lol). 


Blague à part. Assez de généralités et intéressons-nous plutôt à mon nombril cas particulier : comment en suis-je arrivée à l'auto-édition ? (Roulement de tambour...)


Avant, pour s'auto-éditer, il fallait forcément investir dans le support physique des livres et cela impliquait de lourdes dépenses pour un résultat très aléatoire et pas toujours à la hauteur des grandes espérances. Et la fourmi n'étant pas du tout aventureuse ni prolixe, elle n'a jamais pensé à écrire sérieusement. Tout au plus, je tapotais quelques histoires et les remisais au fond de mon disque dur. Mais depuis la révolution de la lecture sur support numérique, j'avoue que l'idée de devenir moi-même auteure commençait sérieusement à faire son petit bonhomme de chemin. Ben ouais quoi, pourquoi pas moi ? Qu'est-ce que je risque après tout ? De ne pas être lue ? Qu'importe, le plaisir d'écrire l'emportera sur tout le reste ! 

Dans le même temps, des maisons d'éditions spécialement dédiées aux livres numériques émergent (les Editions Laska, Harlequin HQN...), il n'y avait plus que l'embarras du choix ! lol Je comptais bien soumettre mon premier écrit à un éditeur numérique. (P*TAIN !!! Moi, j'allais peut-être être publiée !!! Youpi !!!) C'est donc avec optimisme et entrain qu'en mai 2013, je commençai à écrire mon premier récit "Secrète Jen". Mais patatra ! Au fur et à mesure que mon histoire avançait, je me suis mise à angoisser. Le poison du doute s'était infiltré dans mon cerveau et n'allait plus me lâcher : mon texte ne plaira jamais à un éditeur. Ne me demandez pas pourquoi, j'en étais intimement convaincue, c'est tout ! Par la suite, j'ai eu une petite traversée du désert qui s'est achevée quand j'ai pris la ferme décision de me tourner vers l'auto-édition (à moi les joies d'Amazon kdp et ses plateformes consœurs !). Donc non, je ne me suis pas fait refouler par des éditeurs parce que je ne leur en ai pas laissé l'occasion !

Ai-je fait le bon choix ? Très franchement, je ne sais pas ! En fait j'évite de m'appesantir sur la question. Comme j'aime à le répéter : on n'avance pas avec des regrets. En tout cas, je me sens bien dans la peau d'une auto-éditée et, même si parfois c'est difficile, je n'ai pas envie de changer de statut ! :-) Le peu de livres que je vends me satisfait. Mon but n'est pas de devenir célèbre (bon, Héloïse, sois lucide, en même temps ça ne risque pas de t'arriver un jour ! mdr). Autre "satisfaction", je me dis qu'au moins si je me plante, je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même ! Ce sera bien fait pour ma pomme ou pour ma poire ! Comme ça je ne risque pas de choper le melon ! (ouais, je sais, je mang(u)e cinq fruits et légumes par jour ! lol)

Avec le recul, j'analyse mon acte avorté (ne pas avoir contacté les éditeurs) comme un manque évident de confiance en moi (je suis une grande angoissée au fond lol). Ce qui peut paraître paradoxal puisque je m'expose en rendant mes livres public. C'est un peu comme le timide qui fait du théâtre pour surmonter son handicap ! Et donc, vous ne verrez jamais sur ce blog de critique sur les livres publiés par des maisons d'éditions, car je n'ai en quelque sorte aucune "légitimité" à être une auteure, puisque je n'ai pas été "sélectionnée" en tant que telle.

Bon la séance de psy est terminée ! mdr C'était là le modeste et sincère parcours cahin-caha d'une jeune auteure auto-éditée sans prétention, car cela ne fait que huit mois que je baigne dans ce milieu. ;-) Peut-être que je prendrais plus d'assurance avec quelques d'années derrière moi ? Heu, je n'y crois pas moi-même ! lol 

@ bientôt pour un autre billet. 

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