L(M)es couvertures de romance


Avertissement : ceci est un très long post !
 Préparez-vous un café ou un thé avant de l'attaquer. ha ha 

S'il y a bien une étape primordiale dans la fabrication de n'importe quel livre, c'est bien celle du choix de sa couverture. Pourquoi ? Parce que c'est le tout premier contact, la toute première relation qui se noue entre le livre et le lecteur. Que ce soit sur un support physique ou électronique, le visuel est très important. Il faut donc soigner sa présentation car une couverture qui accroche l’œil et éveille l'intérêt est un pari à moitié réussi, à l'image de l'expression : "une femme qui rit est à moitié séduite" ! lol Ce n'est pas pour rien que les  maisons d'éditions et certains auteurs auto-édités mettent le paquet sur des couvertures abouties et s'octroient les services de graphistes professionnels.

Alors évidemment, la couverture est un très vaste sujet, trop pour pouvoir en faire jamais le tour. Certains argueront que c'est une histoire de goût, de sensibilité, d'esthétisme, etc. C'est comme tout, il est très difficile de remporter tous les suffrages. Je laisse donc de côté ces considérations personnelles, je ne fais pas une thèse dessus sinon j'écrirais un livre et non plus un simple article de blog ! lol De même que je bouderai la littérature généraliste pour m'intéresser de plus près à celle que je connais assez bien, à savoir la romance. ^^

En règle générale, les illustrations de romance ne passent pas inaperçues. Parfois, elles essayent de se camoufler mais il y a toujours un truc, un détail qui trahit leur contenu sentimental puisque ces livres s'adressent à une clientèle particulière. Eh oui, sans signaux indicateurs (flagrants ou discrets), la lectrice de romance ne sait plus à quel saint se vouer ! Romance, pas romance ? Et c'est dit sans péjoration de ma part, vous allez comprendre pourquoi beaucoup plus bas. 

Chez le plus gros éditeur de romance, c'est-à-dire Harlequin, point de cachotterie, la recette de leurs collections ancestrales n'a pas vraiment bougé depuis... cinquante ans ! Certes, au fil des décennies, les couvertures ont subi des liftings en se modernisant mais rien de bien "bouleversifiant". Dans la collection Azur, par exemple, il y a toujours le visuel du couple enlacé contre un mur, sur un lit, sur un bureau... (ah, j'avais oublié le bord de mer). La collection numérique HQN a un peu bousculé ces couvertures figées et apporté un grain de folie, un côté plus fun. En effet, elles sont plus colorées pour refléter le côté pétillant de l'histoire.




Dans la collection Aventures & Passions chez J'ai lu, les pochettes ont aussi évolué avec le temps tout en conservant leur couleur distinctive : le rouge. En dix ans, elles se sont assagies. Au début, très suggestives, les pochettes sont devenues de moins en moins criardes, de plus en plus discrètes. Du coup, je trouve qu'elles ont perdu en reconnaissance. Elles marquent moins les esprits que les poitrails dépenaillés. En tout cas, je retiens moins bien les titres (ça, c'est peut-être dû à l'âge aussi...). Un exemple avec la réédition de "Passion d'une nuit d'été".

Après (juste un coup d'oeil pudique)
Avant (avec des héros presque à poil)


















Chez certains éditeurs, plus c'est érotique, plus l'enrobage est... "soft". lol Ils ont raison de miser sur la sobriété pour contrebalancer le texte sulfureux. Imaginez si la couverture reflétait réellement le contenu, aucune lectrice n'oserait se balader dans les rues avec ! Même si personne n'est vraiment dupe de ce subterfuge ! :-P

Ici, une cravate
Là, des boutons de manchettes


















Chez Milady, la mode est aux tablettes de chocolat en ce moment. lol A croquer, n'est-ce pas ? ;-) Que les héros soient des sportifs, des rocks-stars, des motards, des cow-boys, des militaires..., il y a toujours matière à exposer leur torse bien foutus. En même temps, je suis bien placée pour savoir que ces attributs attirent l’œil féminin ! ;-P "Détraqué" a d'abord intéressé bon nombre de mes lectrices grâce à sa couverture alléchante. hihihi


Personnellement, cette débauche de testostérone me laisse de glace. Comment ça, menteuse ? Si si, je vous le jure. ^^ Ma préférence tend plutôt vers les couvertures de romance paranormale. Quand elles sont bien faites, je les trouve absolument magnifiques. Elles sont beaucoup plus recherchées, plus travaillées que ses homologues contemporaines. Normal puisqu'elles font appel à notre imaginaire, au rêve.

A mon humble niveau d'auteure auto-éditée, comme la très grande majorité de mes camarades, je ne fais appel à personne pour mes couvertures parce que je n'en ai pas les moyens. C'est aussi simple que ça ! lol Un rapide calcul, mon "chiffre d'affaires" pour l'ensemble des ventes en 2014 s'élevait à 600 euros et des bananes. Si j'avais demandé à un graphiste de me fabriquer de jolies pochettes pour mes cinq livres et nouvelles, il m'aurait compté ne serait-ce que 100 euros par couverture, je me serais retrouvée en bout de course avec 100 euros et des brouettes de bénéfices. Autant dire... que dalle pour mes heures de dur labeur ! :-/ Donc j'ai retroussé mes manches et ai commencé à m'intéresser aux logiciels de retouches d'images et aux banques d'images.

What est-ce qu'une banque d'images ? Toutes les images ou photos qui circulent sur le net appartiennent forcément à quelqu'un. Elles ne se sont pas retrouvées par hasard sur la toile. mdr Légalement, il est interdit de les utiliser à des fins commerciales sans en avoir demandé au préalable l'autorisation à son auteur. Mais souvent, il est presque impossible de retrouver le fautif et donc de le contacter. Sachez que si vous prenez le gauche et persistez tout de même à utiliser la photo, ce sera à vos risques et périls. Si son auteur s'en rend compte, il peut vous ordonner de la retirer ou pire vous traîner devant les tribunaux pour en réclamer les droits d'auteur ! gloups 

Pour éviter ce genre d'incident fâcheux, il existe à disposition des auteurs en herbe ce qu'on appelle des banques d'images, c'est-à-dire des images libres de droits. Je vous arrête tout de suite, libre de droits ne signifie pas pour autant gratuité ! mdr Moi non plus, je n'avais pas compris ce paradoxe au début... L'expression signifie que vous devenez propriétaire de l'image en question après son achat. Vous ne payez pas de droits à chaque fois qu'un exemplaire de votre livre est vendu. A côté de ces sites payants, il en existe également qui proposent des photos gratuites mais très honnêtement, je ne les trouve absolument pas terribles. C'est pour ça que je me tourne vers les banques d'images dont je vous cite seulement trois exemples. Vous en avez beaucoup d'autres sur la toile.


Si vous avez le temps de vous promener sur ces sites, vous allez reconnaître les photos que j'ai achetées pour fabriquer mes couvertures. ^^ Autre chose amusante, comme ce sont des lieux communs pour les amateurs et les professionnels, ce qui devait arriver arriva : des doublons ! Je ne me moque pas, c'est juste un constat. Je sais que cela peut très bien m'arriver aussi. 











Alors, comment je choisis mes couvertures de romance ? ^^ Je suis sûre que vous mourez d'envie de connaître cette information vitale. D'abord, c'est au coup de coeur ! Je parcours pendant des heures et des heures les sites avant d'avoir un soubresaut et de me dire : "yes, c'est celle-là" ! Après, je commence à réfléchir. Je regarde si cela correspond un tant soit peu à mon histoire tout de même (un détail, le héros, l'héroïne, le lieu...) ou alors je fais correspondre la description dans mon livre à la photo. C'est ce qui s'est passé avec "Des Vignes & des Ronces", il me fallait absolument cette couverture toute douce ! Du coup, j'ai honteusement calqué le physique de Summer sur celle de l'image.  

Pour le logiciel de retouches d'images, j'utilise GIMP et seulement des fonctions très très basiques. Je retravaille ce que je pense être important, par exemple les polices de caractère et leur emplacement sur la couverture. Toujours selon moi, les résultats ne sont pas trop dégueu. lol Forcément en étant seule, je suis assez satisfaite de moi-même et ai moins de recul. De ce fait, aux yeux des autres, mes couvertures peuvent paraître très simples. On me reprochera sans doute mon nom qui est trop gros par rapport au titre... quoique j'ai toujours besoin d'un moment pour me reconnaître... Donc ce n'est toujours pas assez gros ! lol J'ai lu quelque part qu'il fallait marquer les esprits. CQFD. Quand je parlais de signaux indicateurs censés guider la lectrice, c'était sans moquerie aucune puisque je ne cache pas mon genre d'écriture. C'est comme le port salut, c'est écrit dessus ! R-O-M-A-N-C-E ! ^^ J'ai choisi d'inscrire cette précision parce que j'ai lu trop de critiques déçues de découvrir que ce n'était que de la romance. Au moins avec moi, vous savez où vous mettez les pieds. ^^ 

Désolée pour ce très long billet. :-/ La prochaine fois, je serai plus concise. @ la semaine suivante pour un sujet sur les scènes hots ! ;-)

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