Les métiers des héros de romance


 Des pompiers trop chauds choux et... sexy !

Dans ce billet, je vais m'intéresser de près à la profession des héros de romance. ^^ Eh oui, comme dans la vraie vie, à moins qu'il ne soit rentier ou fainéant (mais ça la ficherait mal tout de même mdr), un héros de romance qui se respecte se doit d'avoir un bon emploi pour subvenir à ses besoins. L'homme de fiction a beau être d'encre et/ou de papier, la profession fait partie intégrante du personnage. La fonction exercée lui donne une épaisseur, une profondeur supplémentaire. Dans beaucoup de cas, selon le job, cela pourrait expliquer ses traits de caractère. Par exemple, un soldat est un homme qui a des valeurs nobles chevillées au corps (intégrité, dignité, etc).

Sauf cas très exceptionnel (handicap lourd ou sévère), les héros de romance ont TOUS un métier. J'avoue que je ne suis encore jamais tombée sur des personnages principaux, chômeurs de longue durée et se complaisant dans cette situation. Tout au plus sont-ils temporairement sans emploi parce qu'ils viennent de sortir de prison. Mais jamais, il ne reste longtemps sans activité. L'ex-taulard va tout de suite se lancer dans la recherche d'un boulot parce qu'il a la volonté de s'en sortir. Ou alors, fait encore plus rare, le héros est SDF. Mais dans ce dernier cas, il ne l'est que provisoirement, vous vous en doutez, juste le temps d'un renversement de situation et hop hop hop il réintègre sa place légitime. ^^

Dans les romances, vous pouvez trouver toute une palette de métiers divers et variés. Mais attention rien de trop extravagant. Il faut rester dans les clous. Exit donc les "branleurs de dindons", les "baby-sitters d'autruches" ou autres "éleveurs de concombres marins". Bien que ces professions existent réellement (si si je vous jure), cela m'étonnerait beaucoup que vous en trouviez un jour dans la littérature sentimentale. Le job ne doit pas prêter à rire sauf... si c'est le but recherché. Je vois bien une romance comique ayant pour héros, un "enfileur de perles". ha ha Bref, revenons à nos moutons. Certaines collections chez Harlequin sont spécialisées dans une profession en particulier. Prenez par exemple les Azur, les héros sont tous des milliardaires voire multi-milliardaires à la tête de multi-nationales hyper florissantes qui brassent des milliards (la crise n'a pas frappé tout le monde lol). Et si vous cherchez un homme droit dans ses bottes, proche de la terre, plongez-vous dans la collection Prélud' dans laquelle les héros cultivent les valeurs familiales, loin des grandes villes. ;-)

Lorsque j'ai commencé à lire de la romance, j'étais plutôt branchée "historique". Mais les métiers dans cette catégorie n'étaient pas très variés ! Si l'action se déroulait en Grande-Bretagne, la majorité des héros anglais étaient des aristocrates. Vous aviez donc le choix entre des ducs, des marquis, des comtes ou... des ducs, des marquis, des comtes. mdr A vrai dire, peu d'auteures d'historique s'aventuraient à écrire sur des roturiers (Lisa Kleypas met de temps en temps en scène des made self men). Les héros écossais, quant à eux, étaient presque tous des lairds (sauf dans la série de Monica McCarty "Les Chevaliers des Highlands"). Toujours pareil, le héros est un chef charismatique qui sait manager ses gens. C'est toujours mieux d'être dirigeant que larbin ! ;-) En Irlande (ceux que j'aime le moins), ils étaient tous rebelles (<-- c'est un métier ça ? o_O). En tout cas, ils passaient leur temps à comploter contre l'Anglais. Et enfin, si l'intrigue avait pour décor les States, ils étaient soit cow-boys/ranchers soit planteurs de canne à sucre et de coton.

Plus près de nous, dans la romance contemporaine, les auteures ont un éventail plus large de métiers à leur disposition. Le monde évolue, change. Mais s'il y a bien une chose qui restera inchangée, c'est que les héros de romances sont toujours les "meilleurs". Avez-vous remarqué qu'ils excellaient tous dans leurs domaines de compétences, quel qu'il soit. ^^ Dans les activités sportives, ils sont tous champions dans leur catégorie : football américain, hockey, rugby, boxe, rallye, tennis, etc... Dans les affaires, ils sont tous PDG de leur boîte ou à la tête d'une chaîne prestigieuse d'hôtels de luxe. Même dans la cuisine, le héros pâtissier exerce dans un palace à New York, à Los Angeles ou à Londres, jamais dans un resto miteux dans un bouge. mdr Et s'il est artiste, il n'écrit que des best-sellers en tant qu'écrivain, ne peint que des croûtes ou ne sculpte que des œuvres que toutes les galeries s'arrachent. Ah et les musiciens, surtout les rockeurs qui pullulent en ce moment, c'est bien simple, leur groupe est toujours number one dans les charts et tous les membres sont beaux à tomber par terre. ;-) Bon, je pourrais en énumérer bien d'autres, comme les métiers dangereux (flics, pompiers, pilote de chasse, etc...), mais vous aurez compris en substance. ;-)

Comme quoi, en tant qu'auteure, on ne veut que le must pour nos héros de nos romances ! :-) Et c'est normal, je trouve, nous avons ce pouvoir de leur donner tous les attributs. Pourquoi s'en priver ? Il faut bien qu'ils fassent rêver, nom de Diou ! :-D Perso, j'avoue que les professions sont un vrai casse-tête à choisir, en plus de leur nom et prénom. lol Et là aussi, je tiens une liste de métiers prêts à l'emploi dans laquelle je pioche. Si ma mémoire est bonne (vous me pardonnerez, c'était en 2014 !!), j'ai attribué le métier d'architecte à Holden ("Marry You") en raison de son snobisme exacerbé. Paf ! Tout ça parce que j'ai eu l'occasion de côtoyer quelques architectes et je peux vous dire qu'ils étaient assez imbus de leur personne (heu pas taper, c'est une gé-né-ra-li-té, hein !). Sinon, j'ai à mon actif, un garagiste à la petite semaine/barman (Craig), un rancher (Rhys), des propriétaires terriens (Morgan et Joaquin), un tatoueur (Aden) et même un tueur à gages (Chase). Et devinez quoi ? Ils sont TOUS très bons chacun dans leur domaine ! ha ha

@ bientôt pour un nouveau billet ! ;-)


Commentaires

  1. Hé hé hé, on ne va quand même pas laisser notre héros dans une situation calamiteuse. Surtout s'il doit contribuer à l'équilibre financier du futur foyer qu'il va fonder avec son héroïne. On est dans de la romance avec happy-end, que diable ! ^^
    Toutefois, c'est toujours extrêmement casse-gueule d'utiliser une profession sans en maîtriser les codes. Le rôle d'un écrivain ne se limite pas à l'écriture ; cela implique aussi un travail de documentation, ne serait-ce que pour rester crédible face à un oeil un peu plus averti. C'est bon pour un roman sérieux comme pour un roman de genre. Ce serait dommage de tendre le bâton pour se faire battre (ou se faire traiter de sous-littérature pour ignorants).
    Juliette

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand j'évoquais le "casse-tête", c'était aussi pour ça. Il faut faire des recherches. Je lis pas mal sur le sujet, parfois je regarde aussi des vidéos. Et c'est ce que j'aime le moins faire parce que ça casse le rythme d'écriture. Mais bon, à mon humble avis, je ne crois pas qu'il faille être hyper tatillonne car à moins d'avoir exercé le métier même, on n'en restera toujours que simple spectateur/observateur. ;-) Et ce n'est pas un traité non plus. lol

      Héloïse

      Supprimer
  2. Moi, j'aime bien les compromis. J'exige évidemment que les héros de romance soient un minimum doués, bons dans leur domaine, qu'ils se distinguent, mais je n'aime pas non plus quand l'auteur abuse des superlatifs... Je pense qu'ils n'ont pas besoin d'être LE chef suprême ou LE champion numéro 1. C'est trop de pression, et puis surtout, par définition, il ne peut y en avoir qu'un! :P (Donc pour les séries, ça peut aussi présenter un problème.) En historique, j'aime justement beaucoup les héros non-aristocrates de Kleypas, ou bien je préfère qu'ils soient barons/vicomtes ou gentilhommes sans titre (restons vers le bas de l'échelle!), comme dans les Bridgertons de Julia Quinn (série qui commence avec un duc, oui, je sais, mais ce n'est d'ailleurs pas mon tome préféré).

    Et pour répondre à Juliette, j'encourage les auteures de romance à faire d'une pierre deux coups : diversifier les métiers des héros en s'inspirant de leur propre expérience. Ça évite la tonne de recherches et le risque d'erreurs trop grandes. Donnez-leur les métiers que font les gens de votre entourage... ou dans un domaine que vous avez vu de l'intérieur, même si vous n'y avez fait qu'un stage ou un petit boulot. Au-delà, il ne faut pas exagérer non plus avec la documentation; personne ne vous demande la description exhaustive d'une profession, et je dirais même que c'est à éviter à tout prix... :P

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire