La page blanche


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No comment.

La leucoséphobie, savez-vous ce que traduit cette peur ? Non ? Eh bien, moi non plus ! lol Bon, comme ça, c'est réglé. Merci de votre attention. Cela aura été le billet le plus court de toute l'histoire du blog ! ^^ Mais nan, je plaisante, j'en ignorais effectivement la définition, il y a encore un quart d'heure.  😁  Maintenant que c'est chose apprise, je dormirai moins bête ce soir. Pas sûre que je puisse le ressortir lors d'un dîner sans bafouiller... Pourtant, si vous êtes ignorante du terme "barbare" scientifique, vous en connaissez très bien la vulgarisation. Un peu comme la procrastination qui signifie le fait de repousser toujours à plus tard ce que vous pouvez faire l'instant même. Alors, la leucoséphobie, c'est tout simplement le syndrome... de la page blanche ! Vous savez cette hantise qui s'empare de l'écrivain seul face à sa feuille ou devant son écran d'ordinateur. La main prend le stylo ou vole vers les touches, mais les mots refusent de s'étaler et les doigts de bouger. Le grand vide, quoi ! Une angoisse qui peut toucher tous les auteurs à un moment ou à un autre. 

Cette sensation d'impuissance devant la page blanche (ou devant l'écran) peut provenir de plusieurs sources. Soit il s'agit d'une perte de motivation par rapport au fait d'écrire. :-( C'est bête comme chou, l'auteur n'a tout simplement plus envie de coucher de mots sur le papier. Il n'a plus rien à dire sur le sujet. Peut-être pense-t-il avoir fait le tour de la question ? Soit à cause d'une perte d'inspiration. Il cale dans son intrigue qui perd peu à peu de son intérêt. Aïe, comment va-t-il tourner les évènements afin que cela paraisse crédible ? Dans quelle galère s'est-il encore embarqué ?? Ou alors parce qu'il est trop exigeant avec lui-même et que tout ce qu'il produit semble mauvais à ses yeux ! Bref, quelle qu'en soit la raison, l'important est de ne pas laisser perdurer ce blocage. Parce que plus cette satanée page blanche l'obsède plus il sera obnubilé par elle. A la longue, elle pourrait le vaincre et il risquerait d'abandonner l'écriture.

Heureusement, il existe plusieurs solutions pour vaincre ces pensées déprimantes, pour éviter la dépression qui le guette. La solution la plus "facile" consiste à prendre du recul par rapport à son récit, c'est-à-dire remiser le texte de côté pour le laisser décanter comme un bon vin. Car pendant ce temps, ne vous y trompez pas, le cerveau réfléchit inconsciemment à la problématique. Ainsi quand il reviendra, il aura les idées plus claires. ;-) Il peut aussi s'évader en lisant d'autres auteurs pour que l'inspiration et la motivation lui reviennent. Attention, je n'ai pas dit "plagier" ! lol Mais parfois, un mot peut donner le déclic nécessaire pour se remettre en selle. Ou il peut s'attaquer à un autre texte, car je suis bien placée pour savoir que plusieurs personnages trottent dans la tête et réclament leur propre histoire ! ^^ En résumé, employer tous les moyens détournés pour éviter de s'enliser devant cette page blanche !

Alors, j'ai la chance (et touchons du bois !) de ne pas avoir vraiment connu ce syndrome en trois ans de "carrière". Bien sûr, j'ai eu quelques moments de flottement, mais rien de durable. Quand je sens que cette impression de vide m'envahit, j'ai deux petites méthodes qui valent ce qu'elles valent. Ma première solution consiste à corriger/relire mon texte depuis le début. Et si je n'ai pas de début, me direz-vous ? Ah ah Elle fait moins sa maligne ! Dans ce cas-là, j'écris tout et n'importe quoi ! Je jette tout ce qui me passe par la tête. Les phrases s'accumulent, forment une bouillie compacte et après c'est le tri sélectif, je les relis, je les reformule et hop ça fait un paragraphe. Et ainsi de suite. Mais pendant la majeure partie du temps, l'intrigue et les phrases découlent toutes seules. Et heureusement d'ailleurs ! Parce qu'une lutte de tous les instants pour pondre chaque phrase serait insupportable. Il faut tout de même que l'écriture reste un plaisir ! (Une conclusion que j'avais perdue de vue. 😉)

@ bientôt pour un nouveau billet !


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